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Le Jardin de Nathalie : une décoration de porte pour les fêtes
Émission du 25/09/2024 à 12:21
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10 novembre 2025 à 15:50
Jean-Louis Humbert vous fait découvrir l’architecture méconnue du XIXe siècle dans l’Aube. Des lieux qui ont tous une histoire.
Ce numéro emmène le téléspectateur à Hervé-Châtel, commune qui se dote en 1889 d’un groupe scolaire. La démographie locale justifie l’effort : la population passe de 1 588 habitants en 1876 à 1 951 en 1891, une progression qui rend les anciennes installations insuffisantes.
Dès 1878, les autorités réclament l’amélioration des écoles de garçons et de filles. En janvier 1885, après l’examen de plusieurs projets, la mairie opte pour l’appropriation d’une maison bourgeoise existante, une construction neuve étant jugée trop coûteuse. Deux architectes de Tonnerre, Charpentier et Bernot-Lepage — ce dernier originaire d’Hervé —, estiment la transformation réalisable. La propriété, plus de 17 ares, donne au sud sur l’actuelle rue du 11 Novembre et au nord sur le boulevard des Grands Fossés.
En 1887, le ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts approuve le projet. Les travaux d’appropriation sont adjugés le 4 juin 1887 à Eugène Pénaud, entrepreneur de travaux publics à Haut-Puiseau. Prévus pour le 1er septembre 1888, ils ne s’achèvent qu’en septembre 1889. Le coût total du groupe scolaire s’élève à environ 79 000 francs, dont 25 000 francs pour l’achat de la propriété, financés par deux emprunts auprès du Crédit foncier, avec une participation au remboursement du ministère de l’Instruction publique.
L’école de garçons accueille 100 élèves, celle des filles 43. Dans le même temps, une école congréganiste tenue par des religieuses reçoit 52 filles. Les deux cours, séparées par un mur transversal, mesurent respectivement 525 m² côté garçons et 404 m² côté filles. La séparation entre les sexes restera en vigueur jusqu’en 1965.
Aujourd’hui, le bâtiment a été transformé en 14 logements par l’Opac de l’Aube, avec les architectes Jacques Tecky et Olivier. Côté rue du 11 Novembre, les arbres de la cour ont disparu ; côté boulevard des Grands Fossés, l’entrée des élèves a été rasée et les cours reconverties en parking. Une réhabilitation qui s’inscrit dans la politique de revitalisation rurale.
Texte de la rédaction complété avec l’aide de l’intelligence artificielle, à partir de l’émission.