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13 min

21 janvier 2026 à 15:57

Un Jour dans l’Aube avec Philippe Adnot

Dans *Un Jour dans l’Aube*, rencontre avec Philippe Adnot. L’ancien président du Conseil départemental de l’Aube et sénateur revient sur son parcours politique et familial. Une interview préparée et présentée par Damien Ardeois.

De Rhèges au Sénat

Né en août 1945 à Rhèges, Philippe Adnot grandit à la ferme, dans une famille marquée par l’engagement syndical. Son beau-père, Pierre Labonde, président des fermiers et métayers de France, puis président du Conseil général de l’Aube et sénateur, lui transmet très tôt le goût de la vie publique. Philippe Adnot se souvient avoir assisté, à 11 ans, à une réunion publique lors d’élections législatives, et en avoir rédigé un compte rendu pour l’école.

Après l’école primaire de Rhèges et l’école d’agriculture de Sainte-Maure, il reprend l’exploitation familiale de Louvaux. Il s’engage rapidement au Centre des jeunes agriculteurs, dont il devient secrétaire général puis président dans l’Aube. En mars 1982, il remporte l’élection cantonale dans le canton de Méry-sur-Seine face à douze candidats, dont plusieurs maires, en menant une campagne atypique : un tract de quatre pages le présentant en famille et exposant son programme pour le milieu rural.

Vingt-sept ans à la tête du département

Élu sénateur en 1989 — à sa propre surprise —, il entre directement à la commission des finances du Palais du Luxembourg, aux côtés de personnalités comme Couve de Murville ou Monory. Six mois plus tard, il prend la présidence du Conseil départemental, qu’il conservera 27 ans.

L’entretien se tient dans l’amphithéâtre qui porte son nom, à l’Université de technologie de Troyes. Philippe Adnot considère l’UTT comme le dossier ayant eu « le plus de répercussions sur la réalité de ce que représente l’Aube ». Avec deux autres écoles d’ingénieurs venues la rejoindre, le territoire forme aujourd’hui près de 1 000 ingénieurs par an. L’inauguration, en 1997, avait été assurée par le président de la République Jacques Chirac, dont Philippe Adnot avait soutenu la candidature en 1994, quand celui-ci se trouvait, selon ses mots, « abandonné par tous ».

Contraint en 2017 de choisir entre son mandat sénatorial et la présidence du département, il opte pour le Sénat, convaincu de laisser « une super équipe » au département. Il quitte le Sénat en 2020. Aujourd’hui, il préside l’association des Amis de l’Orchestre symphonique de l’Aube et s’implique dans la Fondation UTT. Il est également Aubassadeur. « Arrêter ces responsabilités, ça ne veut pas dire qu’on arrête de vivre », dit-il.

Texte de la rédaction complété avec l’aide de l’intelligence artificielle, à partir de l’émission.