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ORVIZ : la technologie au service de la prothèse dentaire

Trois ans de recherche, des imprimantes 3D à 300 000 euros l’unité et un pari sur le titane : l’entreprise Orviz, fabricant de prothèses dentaires à Romilly-sur-Seine, a construit un modèle technologique qui la distingue de ses concurrents français.

Trois ans. C’est le temps qu’il a fallu à Orviz, fabricant aubois de prothèses dentaires, pour mettre au point des solutions à base de titane, un matériau que personne dans la profession ne voulait vraiment tenter. Trop difficile à travailler, trop aléatoire : les réticences étaient nombreuses. L’entreprise a choisi de passer outre, en s’appuyant sur des collaborations avec des écoles d’ingénieurs.

Le pari du titane, plus léger et plus sain

Le titane se présente sous forme de poudre. Par rapport à l’alliage chrome-cobalt traditionnellement utilisé dans la profession, il est considéré comme plus léger et plus sain pour les patients. Mais ses propriétés mécaniques posaient un défi technique précis : obtenir une mémoire élastique suffisante pour que les crochets reviennent à leur position initiale, sans jamais se fatiguer ni casser.

« Personne ne croyait au titane parce que trop difficile à mettre en œuvre, trop aléatoire, et personne n’avait voulu mouiller le maillot et aller faire les recherches. Je pense qu’en France, personne ne garantit 5 ans. Ils ne peuvent pas se permettre parce qu’ils n’ont pas les process. » déclare Christian Orviz, fondateur de l’entreprise.

Des imprimantes 3D à 300 000 euros pour gagner en précision

Pour franchir ce cap, Orviz a investi dans deux imprimantes 3D par microfusion laser, à plus de 300 000 euros l’unité. Le principe : une fine raclette dépose des couches de poudre de titane par tranches de 30 microns. Deux lasers soudent ensuite ces couches, l’une après l’autre, avec une précision que la fabrication traditionnelle ne permettait pas d’atteindre.

Le résultat est parlant : la précision passe de 300 à 30 microns. Pour donner une idée concrète de ce que cela représente, un cheveu suffit à gêner une prothèse en bouche. Les interventions humaines, sources de déformations, sont réduites au minimum. Le fichier numérique modélisé pilote directement l’impression, éliminant les erreurs de manipulation.

30

microns de précision atteinte (contre 300 auparavant)

3

années de recherche pour maîtriser le titane

2

rendez-vous patients suffisants grâce au numérique (contre 4 à 5 en traditionnel)

Technicien en polo bleu utilisant clavier et souris d'une imprimante 3D Concept Laser dans atelier Orviz
Orviz recours à l'impression 3D pour des moulages plus précis.

Des scanners intra-oraux mis à disposition gratuitement

L’innovation ne s’arrête pas à l’atelier. Orviz se présente comme le seul fabricant à proposer un pack de services complet : mise à disposition gratuite de scanners intra-oraux chez les praticiens, formations, accompagnement en cabinet ou en distanciel. La numérisation de l’empreinte en trois dimensions remplace les moulages physiques.

Là où un travail traditionnel impliquait jusqu’à quatre ou cinq passages du patient au cabinet, le flux numérique ramène ce chiffre à deux : un premier rendez-vous pour la prise d’empreinte numérique, un second pour la pose de la prothèse. Un gain de temps qui concerne autant le praticien que le patient.

Une interface unique pour centraliser les données

Dernier volet de la stratégie technologique d’Orviz : les scanners du marché utilisent chacun leur propre format de fichier. Pour contourner cette fragmentation, l’entreprise a développé son propre outil logiciel, capable de centraliser l’ensemble des données sur une interface unique, quel que soit le scanner utilisé par le praticien. Un atout de compatibilité qui renforce son positionnement de prestataire global dans la chaîne de fabrication prothétique.

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