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13 min

28 octobre 2025 à 15:52

L’Heure Éco, L’Interview : la renaissance en perspective de Villemin VM

On l’a longtemps connue sous le nom de « Véranda Villemin ». Cette entreprise basée à Villechétif a changé de nom lors de son rachat en 2018. Devenue Villemin VM, elle a récemment changé de dirigeant. Stéphane Jacquet a pris les rênes de la société début octobre, souhaitant l’inscrire dans une dynamique plus actuelle, valoriser les savoir-faire locaux et étendre ses marchés. Explications dans cette interview.

Une entreprise auboise fondée en 1958

L’histoire de Villemin remonte à 1958, quand son fondateur lance une activité de menuiserie avant de se spécialiser dans la véranda dès les années 1980, un secteur alors naissant. L’entreprise est cédée en 1999 à Patrick Bailly, qui la développe et la modernise, avant que des difficultés financières ne surviennent en 2017-2018. Trois actionnaires reprennent alors la société — dont Vincent Macompio, dont les initiales donnent le « VM » du nouveau nom.

Aujourd’hui, Villemin VM emploie 32 salariés à Villechétif et produit environ 150 vérandas et pergolas par an. L’entreprise fabrique aussi des fenêtres, portails et portes, et dispose sur place d’un système de pliage et d’une cabine de laquage, ce qui permet de proposer des produits entièrement sur mesure, couleur comprise.

Moderniser l’image, élargir la clientèle

Stéphane Jacquet décrit Villemin comme « une belle endormie » — sans connotation péjorative, dit-il, mais avec la volonté de « réveiller » une structure dont les bases sont saines. Son premier chantier : refondre la communication, passer des supports traditionnels aux réseaux sociaux, et rénover le showroom pour que les clients puissent venir toucher et se projeter dans les produits.

Un second axe concerne le lancement, d’ici la fin d’année, d’une gamme baptisée « Essentiel by Villemin ». L’objectif est d’élargir l’accès à la marque avec des produits moins coûteux, tout en maintenant la fabrication locale. Les prix actuels vont de 8 000 à 16 000 euros pour une pergola, et de 20 000 à 30 000 euros pour une véranda.

Sur le plan commercial, Stéphane Jacquet souhaite développer le marché des professionnels — restaurateurs, vignerons —, un segment jusqu’ici peu exploité. Il compte aussi renforcer les agences de Sens et de Servon, près de Bricon, et consolider la présence de l’entreprise dans un rayon de 150 à 200 kilomètres autour de Villechétif, couvrant notamment la Marne, la Haute-Marne, l’Yonne et la Seine-et-Marne. L’export à plus grande échelle n’est pas à l’ordre du jour.

Texte de la rédaction complété avec l’aide de l’intelligence artificielle, à partir de l’émission.