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48 heures auto : des collectionneurs venus de toute l’Europe

Pour l’édition anniversaire des 48 Heures Automobiles de Troyes, près de 200 véhicules de collection ont sillonné le département de l’Aube ce week-end. Des passionnés ont traversé l’Europe pour exposer leurs bolides d’exception.

2 500 kilomètres parcourus depuis la Roumanie, une Jaguar rapatriée de San Francisco, une De Dion-Bouton de 1908 qui reprend la route après douze ans d’absence : les 48 Heures Automobiles de Troyes ont une nouvelle fois transformé l’Aube en rendez-vous européen de la voiture ancienne. Près de 200 véhicules de collection ont sillonné le département ce week-end pour cette édition anniversaire.

Un Ford modèle 31 venu tout droit de Roumanie

Nicolas n’est pas à son premier voyage. Passionné des 48 Heures depuis des années, il a cette fois franchi 2 500 kilomètres au volant de sa Ford A modèle 31 pour rejoindre Troyes. La voiture, importée des États-Unis depuis une ancienne concession Ford, a été restaurée il y a cinquante ans. Elle roule aujourd’hui dans son jus d’origine.

« Premièrement, je viens de Roumanie, c’est la seule voiture de Roumanie. Je présente une histoire, une belle histoire de tout ça. Nous avons ici une plaquette de club de champagne que j’ai reçue il y a 35 années quand je suis venu la première fois ici. » Nicolas, Collectionneur, 48 Heures Automobiles de Troyes.

La Jaguar Type E, « la plus belle voiture du monde »

Patrick, lui, a fait venir sa Jaguar Type E directement de San Francisco en 2020. Une voiture de 1969, moteur 4,2 litres six cylindres en ligne, que ce collectionneur a toujours rêvé de posséder. La formule d’Enzo Ferrari — qui aurait qualifié la Type E de « plus belle voiture du monde » — résume à elle seule la réputation du bolide britannique.

Le concours d'élégance, vitrine des pièces rares

Parmi les véhicules engagés dans le concours d’élégance, une Ferrari Testarossa de 1991 a retenu l’attention. Jaune — « la vraie couleur de Ferrari », selon son propriétaire troyen — elle fait partie d’une série de quatre ou cinq exemplaires peints dans cette teinte pour le marché français. Son propriétaire l’a acquise il y a six ans, séduit par cette rareté chromatique.

« Je cherchais une Ferrari un peu spéciale par sa couleur. Je voulais une jaune, puisque jaune c’est la vraie couleur de Ferrari. L’avantage de cette voiture, c’est qu’elle est française. Elle était peinte en jaune pour la France. Il y en a eu 4 ou 5 exemplaires. ».

Ferrari Testarossa jaune capot ouvert entourée de visiteurs lors des 48 Heures Auto de Troyes
Ferrari Testarossa de 1991

La De Dion-Bouton de 1908, vedette de l'avenue des Sapins

Le samedi, avenue des Sapins à Saint-Julien-les-Villas, les curieux se sont pressés pour admirer les exposants. La star de la journée : une De Dion-Bouton de 1908, la doyenne de cette édition avec ses 118 ans d’âge. Monocylindre de 942 cm³, 8 chevaux, trois vitesses et marche arrière : des caractéristiques qui, à l’époque, représentaient déjà une prouesse technique.

La voiture n’avait plus roulé depuis 2013, lors d’un mariage. Sa dernière participation aux 48 Heures remontait à 2012 — et elle n’avait pas démarré ce jour-là. Cette année, c’était la revanche. La De Dion-Bouton avait d’ailleurs remporté le concours d’élégance lors de la toute première édition de l’événement. Elle est troyenne, et n’a jamais quitté la ville.

Au-delà des chiffres, les 48 Heures Automobiles de Troyes confirment leur statut de rendez-vous incontournable pour les collectionneurs européens. L’édition anniversaire a rassemblé des participants venus de Roumanie, de France et d’autres horizons, autour d’une passion commune pour des machines qui racontent chacune une histoire singulière.

EMISSION SPECIALE LE MERCREDI 16 SEPTEMBRE A 19H SUR CANAL 32

Retour sur le lancement de cette édition anniversaire : Les 48h auto de Troyes démarrent ce vendredi

Les 48h auto de Troyes démarrent ce vendredi