(photo : © Annie Viannet, Inrap). Des chevaux surgits du passé à Bar-sur-Aube. Voici la dernière découverte de l’Inrap dans l’Aube. En 2013, lors d’une fouille archéologique préalable à l’aménagement d’une voie nouvelle et d’un lotissement. Plusieurs hypothèsesBar-sur-Aube est l’antique Segessera, agglomération secondaire gallo-romaine de la cité des Lingons. L’objectif des archéologues était de vérifier la présence de la voie d’Agrippa, la branche orientale de la voie de l’Océan représentée sur la « Table de Peutinger » (une carte des routes et villes de l’Empire romain datée du IVe siècle de notre ère). À cette occasion, d’étonnantes tranchées remplies de restes de chevaux ont été découvertes.Certains chevaux ont encore leurs sabots ferrés, d’autres ont été achevé ou abattus au sol par un coup porté derrière l’oreille. Les seuls objets recueillis dans les tranchées, sont les fers des chevaux et une boucle de harnais.Sur le plan historique, les archéologues pensent d’emblée aux champs de bataille des guerres napoléoniennes. La bataille de Bar-sur-Aube se déroula le 27 février 1814 et confronta les forces françaises à l’armée de Bohème (coalition autrichienne, russe et bavaroise), sur un terrain situé à seulement 1 km à l’ouest de la fouille, à Ailleville. Une deuxième hypothèse repose sur la présence à Bar-sur-Aube du quartier général de futur maréchal Joffre en 1914. La ville aurait pu alors être sécurisée par des lignes de fortification dont éventuellement ces tranchées militaires établies à quelques centaines de mètres en avant d’une des principales portes de la ville (la porte Notre-Dame). Mais une recherche documentaire approfondie, l’étude des ossements et l’analyse des conditions d’enfouissement des carcasses privilégient une troisième hypothèse, celle de tranchées de défense civile mises en place au cours de la seconde Guerre Mondiale. Les historiens devront désormais établir une vérité scientifique. Pour dégager une seule hypothèse.
L’Inrap a découvert en 2013 à Bar-sur-Aube des tranchées contenant les restes de plusieurs chevaux, certains encore ferrés. Les archéologues examinent trois hypothèses : des pertes de la bataille de 1814, des fortifications de 1914 ou des tranchées de défense civile de la Seconde Guerre mondiale.