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Le Jardin de Nathalie : une décoration de porte pour les fêtes
Émission du 25/09/2024 à 12:21
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9 septembre 2026 à 17:59
Le 9 août 2018, des milliers de Troyens se pressent sur le parvis de l’hôtel de ville. Deux champions du monde sont là : Djibril Sidibé, né à Troyes, et Blaise Matuidi, révélé footballistiquement à l’Estac. Quelques semaines après le titre décroché en Russie, la ville fête les siens.
Dans le bureau du maire François Baroin, les deux joueurs sont reçus avec Philippe Pichery, président du conseil départemental et ancien président de l’association Estac. C’est lui qui a signé leur premier contrat professionnel à chacun. « C’est inimaginable », reconnaît-il. Il savait que Matuidi, sorti de l’INF Clairefontaine, avait du potentiel. Mais pas à ce point. Pour Sidibé, il évoque « un fort tempérament » et « un physique hors normes » qui l’ont porté jusqu’au sommet.
Baroin insiste sur l’enracinement des deux hommes. Matuidi est arrivé à 15 ans, a fait ses classes à Troyes, épousé une Troyenne originaire de Saint-Julien-les-Villas. Sidibé a grandi à La Chapelle-Saint-Luc, a débuté sur les terrains du quartier Jules-Guesde. « Pas sûr que, dans une vie, on croise deux champions du monde qui ont effectué la même formation dans une même ville de province comme la nôtre », dit le maire.
Les deux joueurs reçoivent le Cœur de Troyes — une œuvre d’artistes locaux — et le titre de citoyens d’honneur de la ville.
Dehors, la foule grossit à chaque minute. Moussa Sidibé, le frère de Djibril, confie qu’il était en Russie le 15 juillet au soir. « Sur le coup, je n’ai pas réalisé. C’est quand on est rentrés sur Paris, quand on a vu ces scènes de joie, que c’est devenu réel. La maman pleurait. » Dans la foule, supporters de l’Estac, jeunes des centres de loisirs, fans venus avec leur ballon à faire signer : tous ont la même réponse quand on leur demande pourquoi ils sont là. « C’est la fierté de Troyes. »
Texte rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle, à partir de l’émission.