La venue dans l’Aube du ministre de la Justice était très attendue… Elle sera désormais très commentée. Devant les journalistes, Gérald Darmanin a rouvert, un peu à la surprise générale, le dossier de l’histoire carcérale de Clairvaux. Fermée en 2023 puis transférée au ministère de la Culture, la partie « prison » de Clairvaux voit sa réhabilitation toujours au point mort avec un projet mêlant activités touristiques, hôtelières et muséales retoqué en début d’année. L’ancienne abbaye accueille aujourd’hui essentiellement des tournages de films ou de séries mais l’idée de revoir des prisonniers dans les cellules fait de plus en plus son chemin, surtout depuis ce lundi.
Car une réouverture de Clairvaux en centrale pénitentiaire pourrait être très couteuse. Plusieurs millions d’euros en plus de ceux qui ont déjà été engagés. Pour les élus qui étaient montés au créneau en début d’année, via des courriers officiels et des engagements politiques, ces millions sont le prix à payer pour tenter le pari de l’ouverture de Clairvaux.
Le ministre l’a souligné, Clairvaux est reconnue comme un élément patrimonial de l’histoire judiciaire du pays. Les surveillants en poste au moment de la fermeture se sont battus de longues années après les premières annonces tombées en 2016, par le Garde des Sceaux de l’époque . Jean-Jacques Urvoas y voyait là un bâtiment trop vétuste pour continuer à fonctionner dignement. Aujourd’hui, l’espoir renaît.
Effet d’annonce ou réelle volonté politique, les semaines et mois à venir le diront. Les derniers détenus ont quitté la maison centrale le 25 mai 2023 après 215 ans d’histoire carcérale…