Pas de révolution, mais des ajustements. Depuis le 1er septembre, la TCAT — réseau de transport en commun de l’agglomération troyenne — a revu le fonctionnement de quatre de ses lignes : les 2, 6, 10 et 12. L’objectif affiché : mieux répondre aux besoins réels des usagers, désengorger les bus aux heures de pointe et proposer une offre plus adaptée aux étudiants.
La ligne 6, victime de son succès
Avec près de 15 % du trafic total, la ligne 6 est la plus empruntée du réseau. Trop empruntée, même. Au fil des années, elle s’était retrouvée à transporter deux types de voyageurs aux besoins très différents : les habitants se rendant vers le quartier des Chartreux, et les étudiants rejoignant la Technopole depuis le centre-ville. Résultat : des bus bondés aux heures de pointe et des trajets allongés pour tout le monde.
La solution retenue consiste à séparer ces deux flux. La ligne 6 se recentre désormais sur la desserte des Chartreux. La ligne 10, elle, est réorientée vers les établissements d’enseignement supérieur, de Y-School à la Technopole. Elle proposera des services jusqu’à 21h ou 22h30, pour accueillir les étudiants arrivant en train le dimanche soir.
Des navettes expérimentales dans la zone industrielle
La ligne 2 subissait, elle, un autre problème : elle sillonnait l’intégralité de la zone industrielle de La Chapelle Saint-Luc, mais avec une fréquentation très faible, notamment en journée. La TCAT a décidé d’y substituer, à titre expérimental, des navettes internes à la zone d’activité. L’idée est de tester un format plus adapté avant d’éventuellement le pérenniser.
On gère de l'argent public, donc il faut faire attention. On a décidé en définitif de mettre en place des navettes à l'intérieur de la zone d'activité à titre expérimental pour voir si ça marche mieux.
Certains usagers redoutent davantage de correspondances et des trajets allongés. Valéry Denis balaie ces inquiétudes : en supprimant les détours imposés par la cohabitation de deux publics sur une même ligne, les trajets deviendront mécaniquement plus directs. La question des correspondances reste cependant posée, notamment en périphérie du Bouchon de Champagne. Des réponses sont attendues prochainement, en lien avec François Baroin.
Un nouveau président qui mise sur la proximité
Ces changements interviennent au début du mandat de Valéry Denis, qui a succédé à Frédéric Serra à la présidence de la TCAT. Celui-ci se définit comme un président « animateur et de proximité », souhaitant faire le lien entre les élus qui votent les budgets, les agents du réseau et les usagers du quotidien. Une posture de terrain, pour un réseau qui dessert chaque jour des milliers d’habitants de l’agglomération troyenne.
L’INTERVIEW COMPLETE DANS L’HEURE ECO LE MERCREDI 17 SEPTEMBRE A 22H DANS L’HEURE ECO