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Rencontre avec Manon Bouvron, finaliste nationale des Ovinpiades

Manon Bouvron, élève en bac pro au lycée agricole de Saint-Pouange, s’est qualifiée pour la finale nationale des Ovinpiades. La jeune femme a remporté le titre de meilleure jeune bergère de Champagne-Ardenne lors de la finale régionale à Rethel. Elle défendra ses chances le 21 février au Salon International de l’Agriculture à Paris.

Manon Bouvron, élève en bac professionnel conduite et gestion d'une entreprise agricole au lycée de Saint-Pouange, participera à la finale nationale des Ovinpiades le 21 février prochain, à Paris. La jeune femme a décroché sa qualification en remportant le titre de meilleure jeune bergère de Champagne-Ardenne lors de la finale régionale organisée à Rethel.

Issue d'une famille d'agriculteurs de Piney, Manon baigne dans le monde de l'élevage depuis son enfance. « Mon papa a une exploitation à côté de Piney, on est en grande culture et on a du bovin et de l'ovin », explique-t-elle. Cette proximité avec les animaux lui a donné le goût de l'élevage ovin, qu'elle étudie depuis deux ans dans le cadre de ses cours de zootechnie.

Le concours des Ovinpiades comprend huit épreuves variées : questions générales sur la filière ovine, reconnaissance de races, épreuve de génétique pour choisir un bélier, évaluation de l'état d'engraissement des agneaux, note d'état corporel d'une brebis avec slalom, parage et taille des onglons, tri de brebis et contrôle de l'état de santé des animaux. « Le parage reste quelque chose que je maîtrise vraiment bien et que j'apprécie beaucoup », confie la candidate.

La finale régionale à Rethel a représenté un défi particulier pour Manon, habituée aux équipements de son lycée. « Pour le parage, c'était des cages assises et nous ici c'est des cages de retournement, c'était complètement différent », se souvient-elle. Les races ovines présentes sur place, notamment les Rousses de l'Ardenne, ont également demandé une adaptation rapide.

Pour préparer la finale nationale, Manon révise l'ensemble des épreuves avec ses professeurs. Une nouvelle épreuve de clôture a été ajoutée cette année au programme du Salon de l'agriculture. « Celle-là est un peu plus stressante dans le sens où il faut s'organiser vraiment beaucoup », reconnaît-elle.

La finale nationale réunira une trentaine de candidats venus de toute la France. Manon aborde cette échéance avec sérénité : « La gestion du stress ça va, les animaux sont là aussi pour aider pour tout ça mais on va y croire, on va bien se préparer et puis on verra bien ce que ça donnera le jour J. »